Les prix médians de l'immobilier sur l'île de Montréal en 2026, les secteurs où le marché se détend et ce qu'un acheteur français doit vérifier.

En août 2026, le prix médian d'une maison unifamiliale vendue sur l'île de Montréal était de 820 000 $ canadiens, celui d'une copropriété (condo) de 475 000 $ et celui d'un plex de 870 000 $, selon les données Centris publiées par Journal Métro. Sur un an, la maison a pris 2 %, le condo est resté stable et le plex a reculé de 1 %.
Après plusieurs années de hausse rapide, le marché montréalais est entré en 2026 dans une phase de rééquilibrage : les ventes reculent, le nombre de propriétés à vendre augmente et les délais s'allongent. Pour un acheteur, c'est un contexte plus favorable à la négociation, surtout en copropriété. Mais avant de regarder les prix, un acheteur français doit vérifier un point préalable : a-t-il le droit d'acheter ?
Ces médianes portent sur des biens très différents selon les quartiers ; elles donnent un ordre de grandeur, pas le prix d'un logement précis.

À l'échelle de la région métropolitaine, l'Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) a recensé 2 853 ventes en août 2026, en baisse de 13 % sur un an, et 20 128 inscriptions en vigueur, en hausse de 18 %. Les prix médians continuent pourtant de monter légèrement : +3 % pour les unifamiliales, +4 % pour les copropriétés et +2 % pour les plex sur un an dans la région.
Les délais de vente s'allongent : 42 jours en moyenne pour une unifamiliale et 62 jours pour une copropriété dans la région. Sur l'île, Journal Métro relève 57 jours pour une maison et 72 jours pour un condo, soit 17 jours de plus qu'un an plus tôt. Le stock y atteint 10 555 propriétés à vendre, 15 % de plus qu'en août 2025.
Selon l'APCIQ, la copropriété sur l'île de Montréal est le segment où le rééquilibrage est le plus avancé, à la limite entre un marché équilibré et un marché d'acheteurs. Deux secteurs se distinguent : le centre-ville et l'arrondissement du Sud-Ouest affichent les niveaux d'inscriptions les plus élevés jamais enregistrés, et les prix des copropriétés y stagnent depuis plusieurs trimestres. L'association note aussi que les plus petites unités sont les plus difficiles à vendre.
Pour vous, cela a deux conséquences. Dans ces secteurs, un acheteur dispose d'un vrai choix et d'une marge de négociation. À l'inverse, la maison unifamiliale reste à l'avantage des vendeurs dans la majorité des secteurs de la région : la concurrence y est plus forte.
La hausse des inscriptions est désormais plus marquée en couronne, sur la Rive-Sud (+28 %) et la Rive-Nord (+26 %), que sur l'île. Ces secteurs, hors de l'île, ne sont pas couverts par les prix médians cités plus haut.
Depuis janvier 2023, la loi fédérale sur l'interdiction d'achat d'immeubles résidentiels par des non-Canadiens empêche une personne vivant à l'étranger d'acheter un logement au Canada. Prolongée en février 2024, elle doit expirer en janvier 2027 sauf nouvelle décision, rappelle MoneySense en octobre 2026 ; le gouvernement a lancé un examen de la mesure en décembre 2025 et la suite n'est pas encore connue.
Plusieurs catégories échappent à l'interdiction, notamment :
Un achat en infraction expose à une amende pouvant atteindre 10 000 $ et à une vente forcée du bien. Faites vérifier votre situation par un professionnel avant toute offre.
À l'achat, la Ville de Montréal perçoit les droits sur les mutations immobilières, appelés « taxe de bienvenue ». Ils se calculent par tranches sur le prix (ou la valeur foncière ajustée, si elle est plus élevée). Les seuils en vigueur depuis le 1er janvier 2026 :
La Ville donne l'exemple d'un bien de 700 000 $ : 9 349 $ de droits. Pour un condo au prix médian de 475 000 $, le calcul donne environ 5 235 $. La facture est payable en une fois, dans les 30 jours suivant son envoi.
Si votre situation vous permet d'acheter, un marché plus lent laisse le temps de comparer, mais les visites, l'inspection et la négociation se font sur place. Un chasseur immo Remoters installé à Montréal peut chercher des biens selon votre budget, les visiter pour vous, vous signaler les points à faire inspecter et préparer votre offre. Le premier échange et le devis sont gratuits.
Les réponses courtes aux questions que se posent nos lecteurs, à lire indépendamment de l'article.
Sources citées dans cet article
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