Les prix à Oslo ont été multipliés par près de 13 depuis 1992 selon SSB. En 2026, le marché marque le pas : chiffres, quartiers et règles pour acheter.

Depuis 1992, première année de l'indice officiel de Statistics Norway (SSB), les prix des logements anciens à Oslo ont été multipliés par près de 13 en couronnes courantes. Sur la même période, la hausse est d'environ 8,5 fois pour l'ensemble de la Norvège. Oslo est donc la ville qui a le plus monté, et c'est aussi celle qui réagit le plus fort aux retournements.
En 2026, le marché d'Oslo marque le pas. Selon SSB, les prix à Oslo et Bærum n'ont progressé que de 0,8 % entre le deuxième trimestre 2025 et le deuxième trimestre 2026, contre 4,4 % dans le pays. Corrigés des variations saisonnières, ils ont reculé de 1,3 % au deuxième trimestre. Pour un acheteur, c'est une fenêtre plus calme qu'au cours des dix dernières années : davantage de biens en vente, des ventes plus lentes, mais des taux d'intérêt remontés.
Voici les grandes phases de l'évolution des prix depuis trois décennies, la situation à l'automne 2026, les repères par quartier et les règles à connaître avant d'acheter.
L'indice des prix des logements anciens de SSB (table 07221) suit Oslo et Bærum, sa commune voisine, depuis le premier trimestre 1992. Les chiffres ci-dessous comparent des niveaux d'indice ; ils ne tiennent pas compte de l'inflation.
Entre le deuxième trimestre 1992 et le deuxième trimestre 2008, l'indice d'Oslo a été multiplié par 4,9. C'est la période qui a installé Oslo parmi les marchés les plus chers du pays.
Avec la crise financière, l'indice d'Oslo a perdu 10,7 % entre le deuxième et le quatrième trimestre 2008. La baisse a été rapidement effacée : de la fin 2008 au printemps 2012, les prix ont regagné près de 44 %.
Du deuxième trimestre 2012 au premier trimestre 2017, l'indice d'Oslo a encore progressé de 51 %. La correction qui a suivi a été nette mais courte : moins 7,5 % entre le premier et le quatrième trimestre 2017.
Les deux années de la pandémie ont relancé les prix, avec une hausse de 19,5 % entre le deuxième trimestre 2020 et le deuxième trimestre 2022. Depuis, le marché d'Oslo progresse peu : plus 7 % en quatre ans, alors que d'autres grandes villes comme Bergen ou Stavanger affichaient encore des hausses à deux chiffres sur la seule dernière année.
Un détail compte pour qui cherche un appartement : à Oslo, l'indice des appartements en immeuble a été multiplié par 14,6 depuis 1992, un peu plus que celui de l'ensemble des logements. Les petites surfaces du centre ont porté la hausse.

Eiendom Norge, la fédération des agents immobiliers, publie chaque mois ses statistiques avec FINN et Eiendomsverdi. Fin septembre 2026, le prix moyen d'un logement en Norvège s'établissait à 5 020 869 couronnes, en hausse de 4,2 % depuis janvier. Oslo affiche la plus faible évolution du pays sur la période, avec une baisse de 0,7 %. La fédération souligne que l'offre de logements anciens à Oslo reste à un niveau historiquement élevé, même si elle commence à se réduire.
Le rythme des transactions ralentit aussi : il fallait en moyenne 48 jours pour vendre un logement en Norvège en septembre 2026, et 10 491 logements ont changé de mains dans le mois, 5,8 % de moins qu'un an plus tôt.
D'après la fédération des agents immobiliers NEF, citée par le quotidien économique E24 en octobre 2026, le nombre de primo-accédants à Oslo a baissé de 10 % au premier semestre 2026, alors que les petits appartements n'ont jamais été aussi nombreux sur le marché. Le prix moyen d'un premier logement à Oslo atteint 3,8 millions de couronnes. Moins de concurrence sur les studios et deux-pièces, c'est plus de marge pour négocier.
La Norges Bank a porté son taux directeur à 4,5 % en septembre 2026. Sa prochaine décision est attendue le 5 novembre 2026. C'est cette remontée des taux qui pèse sur la capacité d'emprunt des ménages, et donc sur les prix d'Oslo.
Le marché se lit d'ouest en est. Les quartiers de l'ouest sont les plus chers, ceux de l'est plus accessibles.
Avant de comparer deux appartements, vérifiez s'ils sont vendus en pleine propriété ou sous forme de parts de coopérative (borettslag). Dans le second cas, le prix total comprend la somme versée au vendeur et votre part de la dette commune de l'immeuble. SSB additionne d'ailleurs les deux pour calculer ses indices.
La loi norvégienne sur les concessions (konsesjonsloven) dispense d'autorisation l'achat d'une propriété bâtie de 100 dekar au plus, dont 35 dekar au plus de terres cultivées. Ces exceptions reposent sur la nature du bien, pas sur la nationalité de l'acheteur : un appartement ou une maison en ville relève de ce cadre. Faites tout de même confirmer la situation du bien par un professionnel avant de signer.
Le financement est le vrai filtre. Les banques norvégiennes appliquent la réglementation du crédit immobilier (utlånsforskriften) :
Si vous financez votre achat depuis la France, préparez un dossier complet sur vos revenus et vos dettes, et interrogez plusieurs banques sur leurs conditions pour un emprunteur non résident.
Louer quelques mois aide à choisir son quartier, mais le budget est élevé : de 13 000 à 18 000 couronnes par mois pour un studio, de 17 000 à 23 000 couronnes pour un appartement d'une chambre, de 24 000 à 32 000 couronnes pour deux chambres. Le dépôt de garantie représente en général trois mois de loyer, avec un plafond légal de six mois, et il est versé sur un compte bloqué.
Si vous cherchez depuis la France, un chasseur immo Remoters installé à Oslo peut repérer les biens, visiter pour vous, rassembler les documents et vous accompagner jusqu'à la signature. Le premier échange et le devis sont gratuits.
Les réponses courtes aux questions que se posent nos lecteurs, à lire indépendamment de l'article.
Sources citées dans cet article
Un chasseur Remoters sur place visite pour vous, négocie, et sécurise le bail. Sans engagement.
Acheter un appartement à Oslo4,8 / 5 · 1 100+ avis Google