Prix par secteur, quartiers qui montent, pièges et impôts : l'essentiel pour acheter un appartement à Turin depuis la France.

Acheter à Turin, c'est viser l'une des grandes villes italiennes où les prix restent abordables et où le marché s'accélère. Selon l'Istat, l'institut national de statistique, les prix des logements y ont augmenté de 8,5 % sur un an au deuxième trimestre 2026, la plus forte hausse des grandes villes suivies, devant Rome (6,4 %) et Milan (2,4 %). À l'échelle de l'Italie, la hausse est de 4,0 %.
Le niveau de prix reste pourtant modéré. L'Observatoire du marché immobilier (OMI) de l'administration fiscale estime la valeur moyenne à 1 932 € le mètre carré en 2025 pour l'ensemble de la commune, avec des écarts du simple au double entre la périphérie nord et le centre historique. En 2025, 16 151 logements ont été vendus dans la ville, 6,8 % de plus qu'en 2024.
Avant de vous lancer, voici ce qu'il faut savoir : les prix par secteur, les quartiers à regarder, où chercher, les pièges à éviter et les étapes d'un achat en Italie.

Turin est le marché le plus actif du Piémont. L'OMI y mesure le taux de rotation du parc le plus élevé des chefs-lieux de la région : 3,19 % des logements ont changé de main en 2025. Les secteurs semi-centraux sont les plus dynamiques, tandis que les périphéries vendent beaucoup mais à des prix stables.
San Salvario, proche de la gare de Porta Nuova et du parc du Valentino, figure parmi les zones les plus actives du centre, avec des ventes en hausse de 22,2 % en 2025. Vanchiglia, quartier semi-central à l'ambiance étudiante, a vu ses ventes progresser de 16,4 % et ses prix de 6,3 %. Dans Nuova Torino, la zone Galileo Ferraris affiche la plus forte hausse de prix (6,4 %), et San Paolo est parmi les plus actives en volume. Crocetta, résidentielle et familiale, reste une adresse recherchée.
Côté périphérie, Spina 3 Eurotorino se distingue avec des prix en hausse de 11,5 %, portée par la requalification urbaine. À l'inverse, Barriera di Milano (moins 4,3 %) et Filadelfia-Traiano (moins 4,5 %) reculent. Un prix d'entrée bas n'est pas une garantie de plus-value.
Un deux-pièces de 60 m² au prix moyen de Vecchia Torino coûte environ 117 000 €. Loué autour de 700 € par mois, niveau d'un deux-pièces dans les quartiers semi-centraux, il rapporte environ 7 % brut par an, avant charges, impôts, travaux et vacance. Refaites toujours ce calcul avec le prix, le loyer et les charges du bien précis.
La plupart des biens à vendre sont publiés sur les grands portails italiens, comme Idealista et Immobiliare.it, par des agences et des particuliers. Les agences de quartier restent aussi un canal important. Quelques réflexes pour lire les annonces :
Les logements vendus à Turin sont plutôt petits : la surface moyenne des ventes est de 82,9 m² en 2025, selon l'OMI. Les biens familiaux bien placés partent donc vite.
Les impôts dépendent du vendeur et de votre situation, selon le guide de l'Agenzia delle Entrate :
En Italie, l'agent immobilier travaille souvent pour le vendeur comme pour l'acheteur, et sa commission se négocie. Le notaire, lui, est un officier public qui garantit l'acte, mais il ne choisit pas le bien pour vous. Si vous achetez depuis la France, un chasseur immo Remoters installé à Turin travaille pour vous seul : il cible les quartiers adaptés à votre projet, visite, vérifie les documents et vous accompagne jusqu'à l'acte. Le premier échange et le devis sont gratuits.
Les réponses courtes aux questions que se posent nos lecteurs, à lire indépendamment de l'article.
Sources citées dans cet article
Un chasseur Remoters sur place visite pour vous, négocie, et sécurise le bail. Sans engagement.
Acheter un appartement à Turin4,8 / 5 · 1 100+ avis Google