
Dublin traverse la pire crise du logement de son histoire moderne. Avec seulement 2 300 biens disponibles à la location sur l'ensemble du marché, la capitale irlandaise offre un ratio offre/demande parmi les plus déséquilibrés d'Europe.
Les experts prévoient que cette situation perdurera pendant encore au moins 15 ans. Cette projection alarmante s'explique par un déficit structurel de construction : l'Irlande aurait besoin de 50 000 nouveaux logements par an pour répondre à la demande, mais n'en produit qu'environ 25 000.
Les loyers ont atteint des niveaux record. Pour un appartement d'une chambre en centre-ville, comptez entre 1 700€ et 2 500€ par mois. Même en périphérie, les prix restent élevés, rendant l'accès au logement extrêmement difficile pour les jeunes actifs et les nouveaux arrivants.
Cette crise est le résultat de plusieurs facteurs convergents : l'explosion de l'emploi dans le secteur tech (sièges européens de Google, Meta, Apple...), l'afflux d'étudiants internationaux, et des politiques de construction longtemps insuffisantes.

Le marché locatif irlandais fonctionne différemment de ce que connaissent les Français. Voici les points essentiels à connaître avant de vous lancer.
Dublin et d'autres zones tendues sont désignées comme Rent Pressure Zones (RPZ). Dans ces secteurs, les augmentations de loyer sont théoriquement plafonnées à 2% par an. En pratique, cela n'affecte que les locataires déjà en place : pour une nouvelle location, le propriétaire fixe librement le loyer initial.
Le Residential Tenancies Board (RTB) est l'organisme public qui régule les relations propriétaires-locataires. Tout contrat de location doit y être enregistré, et le RTB peut intervenir en cas de litige. C'est une protection importante pour les locataires.
Contrairement à d'autres marchés européens, les biens à Dublin partent extrêmement vite : entre 7 et 14 jours après publication. Une annonce attractive peut générer des dizaines de demandes de visite en quelques heures. La réactivité est donc absolument cruciale.
Pour bien préparer votre dossier, consultez notre guide sur les références et garanties exigées par les propriétaires à Dublin.
Face à ce marché ultra-compétitif, voici les approches qui fonctionnent pour décrocher un logement.
Les propriétaires irlandais accordent une importance capitale aux références. Une lettre de votre précédent propriétaire et une lettre de recommandation de votre employeur sont pratiquement indispensables. Sans elles, votre candidature risque d'être écartée même si vous avez les revenus nécessaires.
Contrairement à la France où le dépôt est plafonné, l'Irlande n'impose pas de limite légale. Il est courant de devoir verser 2 à 3 mois de loyer d'avance (dépôt + premier mois). Assurez-vous d'avoir cette trésorerie disponible.
La colocation (house-sharing) est la norme à Dublin, y compris pour les jeunes professionnels. C'est souvent la seule option abordable, avec des chambres allant de 800€ à 1 200€ dans des maisons partagées. Consultez notre article sur la colocation à Dublin comme solution face aux prix.
Un chasseur immobilier à Dublin peut considérablement accélérer votre recherche. Grâce à son réseau et sa réactivité, il peut vous faire accéder à des biens avant même leur publication sur les sites grand public comme Daft.ie.
Découvrez aussi notre analyse du budget à prévoir pour louer à Dublin et notre guide des meilleurs quartiers selon votre profil.


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